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Pour toute demande d’information, contactez notre équipe d’avocats spécialisés en droit immobilier.
Dans le cadre d’un litige entre bailleur et locataire, diverses sanctions sont encourues par le propriétaire et le locataire en cas d’inexécution des travaux.
NS avocats vous assiste et vous défend sur vos besoins en négociation, relecture et accompagnement au long de la conclusion d’un bail commercial
Notre cabinet est spécialisé sur les baux commerciaux et les fonds de commerce.
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Le bailleur dispose à l’encontre du locataire des mêmes actions que le locataire.
S’il paraît évident que les travaux de menu entretien doivent être effectués au fur et à mesure, le locataire doit cependant les réaliser à l’expiration du bail.
Dans le cadre d’un bail commercial, le bailleur a des obligations spécifiques concernant les travaux. Il est, légalement, tenu de tous les travaux et grosses réparations fixés à l’article 606 du Code civil. Le bailleur doit en outre garantir au locataire un local permettant d’exercer l’activité du bail. Il peut déroger à cela en mettant à la charge du locataire d’obtenir les autorisations administratives nécessaires, de réaliser les travaux nécessaires à l’activité (dans la limite de l’article 606 du Code civil), mais il ne peut s’exonérer totalement de son obligation de délivrance. Cela inclut la réalisation de travaux nécessaires pour assurer la jouissance paisible des lieux. En cas de manquement à ces obligations, le locataire peut demander des réparations, voire la résiliation du bail aux torts du bailleur en sus de dommages et intérêts.
En tant que locataire d’un local commercial, vous avez la possibilité d’effectuer des travaux d’aménagement, sous réserve de respecter les termes du bail. Il est essentiel de vérifier les clauses spécifiques relatives aux travaux. Dans de nombreux cas, le locataire doit obtenir l’accord préalable du bailleur, surtout si les travaux sont susceptibles d’affecter la structure du bâtiment ou les parties communes (dans ce cas l’accord de la copropriété devient requis) ; outre les autorisations administratives quand lesdits travaux portent sur l’aspect extérieur de l’immeuble. En cas d’inexécution de ces formalités, le bailleur peut refuser les travaux ou exiger leur remise en état à la fin du bail, voire demander la résiliation du bail aux torts du preneur outre le paiement de dommages et intérêts.
La question du financement des travaux dans un local commercial est cruciale. En principe, le bailleur est responsable des travaux liés à la structure et à la conformité du bâtiment, tandis que le locataire prend en charge les travaux d’aménagement intérieur, d’entretien courant et de réparation. Toutefois, les parties peuvent convenir d’un partage des coûts dans le contrat de bail. La limite principale étant l’article 606 du Code civil qui impose au bailleur de prendre à sa charge les grosses réparations (sauf s’ils sont rendus nécessaires par un défaut d’entretien imputable au preneur). Il est donc recommandé de bien définir ces responsabilités dès la négociation du bail pour éviter les litiges ultérieurs et des frais non prévus et qui pourraient survenir en cours de bail.
L’article 606 du Code civil français précise que les grosses réparations sont celles des gros murs et des voûtes, le rétablissement des poutres et des couvertures entières ; celui des digues et des murs de soutènement et de clôture aussi en entier. Selon cet article, toutes les autres réparations sont d’entretien. Le bailleur est responsable des grosses réparations, tandis que le locataire est tenu de réaliser les réparations d’entretien. Toutefois, la définition légale n’est pas toujours très précise et cela est apprécié casuistiquement par les cours et tribunaux. En cas de discussion sur un type de travaux et l’application ou non de cet article, il est recommandé de faire appel à un avocat.
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